29 novembre 2009

Into my "caverne"...

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Ces déserts blanc j'ai hâte de les retrouver. C'est là que je m'évade parfois...à quelques pas.

Depuis quelques semaines les mots buttent dans ma tête. Je peine à m'exprimer mais je sens bien que tout est bien vivant pourtant tout au fond là-dedans.

J'ai hésité à évoquer ce soir d'il y a quelques soirs car bien sûr la route de chacun est différente...de même que les ressentis.
Il y a un peu plus de 3 ans et demi j'étais dans une salle de cinéma, j'étais très prise par le film en question mais à quelques semaines d'accoucher, très prise aussi particulièrement par un des deux zigouis dans mon ventre me faisait comprendre qu'il était un peu coincé là-haut pendant que son frère s'étendait de toute sa longueur. Enfin j'ai du quitter la salle avant la fin du film, petit malaise...

Cet été j'ai acheté ce film en me disant que je voulais le revoir.
J'ai l'ai regardé seule l'autre soir...et comment dire...quand je trouve pas les miens de mots, ceux des autres me font avancer parfois.

Le film dont je parle est "Into the Wild" de Sean Penn, qui raconte le périple d'un jeune homme fraîchement diplômé qui décide de quitter le chemin déjà tracé pour lui, pour suivre sa route, en quête de sa liberté.
Si ce dont je vous parle vous est inconnu je vous laisse découvrir ces quelques images.

Pourquoi ce film m'a t-il bouleversé? Pour de multiples raisons.

dont celles-ci:

"You are wrong if you think that the joy of life comes principally from the human relationship, God placed it all around us, it is in anything, in anything we can experience"

( "vous avez tord de penser que le bonheur de la vie doit se baser essentiellement sur les relations humaines, Dieu l'a placé tout autour de nous, dans de nombreuses expériences à vivre...")

Peu m'importe le fait d'être croyant ou pas...Merde je me sens vraiment maladroite ce soir, surtout pour parler d'un truc aussi important...Désolée. J'étais juste bluffée de voir avec quelle obstination ce garçon poursuit la direction qu'il s'est fixé. Touchée de voir le bonheur sincère qu'il a d'être avec lui-même, à la recherche de sa liberté, de suivre ses doutes aussi, malgré certaines convictions. De revenir en arrière aussi en admettant "hapinness is real when shared" ( " le bonheur est/ devient réel lorsqu'il est partagé) et qu'il admet finalement souffrir de la solitude.
Je suis sensible à ces trajectoires extrêmes, elles m'interpellent, sans doute parce que ces drôles d'oiseaux sont tout de même assez rare.

A l'aube de ces fêtes de fin d'année où les pensées vont vers la famille je réalise que c'est un mot sur lequel je me suis beaucoup interrogé, encore plus depuis la naissance de mes enfants. Que cet attachement que j'ai pour les gens qui me sont chers me terrifie parfois, et que j'ai bien conscience qu'il est aussi le source des plus grandes souffrances.

Je comprendrais bien qu'en lisant ceci vous ne soyez pas forcément d'humeur ou dans l'humeur.
Décembre est bientôt là...les prochains billets s'annoncent plus légers.

Belle semaine!


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Anne c'est sans doute en écoutant ce morceau chez toi que je me suis dis qu'il était temps que je regarde ce film...

Posté par nouschine à 23:04 - - Commentaires [15] - Permalien [#]



Commentaires sur Into my "caverne"...

    Pas encore vu ce film mais ici on a lu le bouquin... et oui ça amène à se questionner.
    Je te souhaite une bonne semaine !

    Posté par La Rimule, 30 novembre 2009 à 09:40 | | Répondre
  • Ce film m'a bouleversée et je le suis à nouveau à chaque fois que j'entends la BO. Tu as lu le livre? il est formidable. Pleins de choses m'ont touchée dans cette histoire mais ce qui m'a marqué le plus je crois, ce sont toutes les rencontres qu'il fait le long du chemin. Il aurait pu s'arrêter plusieurs fois, mais non, il poursuit sa route. Et quand il comprends que : " le bonheur est/ devient réel lorsqu'il est partagé", il ne peut plus revenir. On ne peut pas revenir en arrière...

    Posté par MamaCami, 30 novembre 2009 à 09:47 | | Répondre
  • un chef d'oeuvre ce film...

    Posté par Maison Bastille, 30 novembre 2009 à 10:02 | | Répondre
  • nous n'avons pas eu le courage encore de regarder ce film, le DVD attend bien sagement... mais je comprends je pense ce que tu dis, et pour moi, décembre amène toujours avec lui ces questionnements sur la famille, le bonheur, etc. en fait je fais partie de celles que Noël déprime...

    Posté par zimbo, 30 novembre 2009 à 10:22 | | Répondre
  • Eh bien, maladresse ou pas (mais non, je ne crois pas! Tu en parles plutôt bien en fait!), tu me donnes envie de voir ce film qui m'est totalement inconnu. (après Fifi Brindacier... Grand écart!)
    Et j'allais te dire que j'avais entendu cette chanson chez Anne, et que vous avez bon goût toutes deux, mais maintenant que j'ai lu la fin, je n'ai plus à le dire!

    Posté par Emma, 30 novembre 2009 à 13:47 | | Répondre
  • alors quand on se verra on mettra nos mots maladroits ensemble pour parler de l'essentiel...l'amour, la famille, notre route...
    Je t'embrasse fort

    Posté par Murielle, 30 novembre 2009 à 22:42 | | Répondre
  • Ces grandes étendues me tentent un temps seulement. Bonheur de retrouver son "chez-soi" (où vivent ceux qu'on aime ensuite).
    Toujours pas vu le film ...
    Je peux juste dire que je suis frappée de la façon dont il est possible pour certains (des amis qui divorcent) de se faire la guerre après s'être aimés.
    Passer de l'amour au désamour, à l'indifférence voire à la haine ?

    Posté par Annette, 01 décembre 2009 à 07:13 | | Répondre
  • peut-être parlerons-nous de tout ça... et peut-être pas
    le bonheur est aussi fait de la peur de perdre, sorte de valeur intrinsèque... j'accepte lentement cette idée, comme un choix plus ou moins assumé, comme une alternative à ne rien vivre pour ne rien perdre...
    je vais aller voir ces qq pages, bises

    Posté par c., 01 décembre 2009 à 14:28 | | Répondre
  • je te remercie d'avoir parlé de ce film qui m'avait échappé lors de sa sortie .
    Tu m'as donné envie de le voir et j'ai adoré
    j'en suis encore toute ébranlée .
    merci beaucoup

    Posté par MilouZe, 03 décembre 2009 à 09:27 | | Répondre
  • Vendredi soir, mon chéri est arrivé avec le DVD Into the wild. Lundi soir, nous avons essayé de le regarder, mais grippés, fiévreux, mal en point, nous n'avons pas pu regarder plus d'un quart d'heure parce que nous nous sommes endormis, terrassés par la fatigue. Tout à l'heure, et alors que ça va mieux, je me suis dit "et si on le visionnait ce soir ?". Perspective tentante. Et tes mots, non pas maladroits, mais authentiques et sincères, m'y encouragent.
    J'aime tes billets, qu'ils soient légers ou plus graves. C'est cette alternance, me semble-t-il, qui rend un blog intéressant, et surprenant...

    Posté par anne, 03 décembre 2009 à 18:11 | | Répondre
  • moi aussi ce film m'a bouleversé ... j'y pense souvent

    Posté par isabelle, 04 décembre 2009 à 11:55 | | Répondre
  • Le film, la BO, le livre m'ont bouleversé et me bouleversent encore.
    Tes photos répondent magnifiquement à ton texte.

    Posté par Azélie, 05 décembre 2009 à 08:14 | | Répondre
  • Into my own private Wild ?

    La sauvagerie, celle qui tord la tripe, est n^tre aussi. A moins qu'on ne soit sienne...

    J'aime tes étendues sauvages et le doux-hurlant qu'on devine dedans la buée du souffle. Ça me parle, ça me chuchote tout bas...

    Posté par La Gre, 10 décembre 2009 à 23:42 | | Répondre
  • Je comprends que les fêtes de fin d'année remue ce genre de pensées car ces fêtes, ces rapprochements pas toujours désirés ,
    ces obligations et puis la famille avec tout ce que cela comporte ...
    Allez large débat !!!
    Et Joyeux Noël

    Posté par lilouka, 16 décembre 2009 à 20:27 | | Répondre
  • c'était un très beau film en effet..; très "thought-provoking", existentiel... dans le blanc on a vu Loup également dernièrement qui fait aussi naître quelques réflexions sur la vie, son sens, les autres...

    Posté par SierraMoon, 24 décembre 2009 à 16:36 | | Répondre
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