Into my "caverne"...



Ces déserts blanc j'ai hâte de les retrouver. C'est là que je m'évade parfois...à quelques pas.
Depuis quelques semaines les mots buttent dans ma tête. Je peine à m'exprimer mais je sens bien que tout est bien vivant pourtant tout au fond là-dedans.
J'ai hésité à évoquer ce soir d'il y a quelques soirs car bien sûr la route de chacun est différente...de même que les ressentis.
Il y a un peu plus de 3 ans et demi j'étais dans une salle de cinéma, j'étais très prise par le film en question mais à quelques semaines d'accoucher, très prise aussi particulièrement par un des deux zigouis dans mon ventre me faisait comprendre qu'il était un peu coincé là-haut pendant que son frère s'étendait de toute sa longueur. Enfin j'ai du quitter la salle avant la fin du film, petit malaise...
Cet été j'ai acheté ce film en me disant que je voulais le revoir.
J'ai l'ai regardé seule l'autre soir...et comment dire...quand je trouve pas les miens de mots, ceux des autres me font avancer parfois.
Le film dont je parle est "Into the Wild" de Sean Penn, qui raconte le périple d'un jeune homme fraîchement diplômé qui décide de quitter le chemin déjà tracé pour lui, pour suivre sa route, en quête de sa liberté.
Si ce dont je vous parle vous est inconnu je vous laisse découvrir ces quelques images.
Pourquoi ce film m'a t-il bouleversé? Pour de multiples raisons.
dont celles-ci:
"You are wrong if you think that the joy of life comes principally from the human relationship, God placed it all around us, it is in anything, in anything we can experience"
( "vous avez tord de penser que le bonheur de la vie doit se baser essentiellement sur les relations humaines, Dieu l'a placé tout autour de nous, dans de nombreuses expériences à vivre...")
Peu m'importe le fait d'être croyant ou pas...Merde je me sens vraiment maladroite ce soir, surtout pour parler d'un truc aussi important...Désolée. J'étais juste bluffée de voir avec quelle obstination ce garçon poursuit la direction qu'il s'est fixé. Touchée de voir le bonheur sincère qu'il a d'être avec lui-même, à la recherche de sa liberté, de suivre ses doutes aussi, malgré certaines convictions. De revenir en arrière aussi en admettant "hapinness is real when shared" ( " le bonheur est/ devient réel lorsqu'il est partagé) et qu'il admet finalement souffrir de la solitude.
Je suis sensible à ces trajectoires extrêmes, elles m'interpellent, sans doute parce que ces drôles d'oiseaux sont tout de même assez rare.
A l'aube de ces fêtes de fin d'année où les pensées vont vers la famille je réalise que c'est un mot sur lequel je me suis beaucoup interrogé, encore plus depuis la naissance de mes enfants. Que cet attachement que j'ai pour les gens qui me sont chers me terrifie parfois, et que j'ai bien conscience qu'il est aussi le source des plus grandes souffrances.
Je comprendrais bien qu'en lisant ceci vous ne soyez pas forcément d'humeur ou dans l'humeur.
Décembre est bientôt là...les prochains billets s'annoncent plus légers.
Belle semaine!
Anne c'est sans doute en écoutant ce morceau chez toi que je me suis dis qu'il était temps que je regarde ce film...
Commentaires sur Into my "caverne"...
- Ce film m'a bouleversée et je le suis à nouveau à chaque fois que j'entends la BO. Tu as lu le livre? il est formidable. Pleins de choses m'ont touchée dans cette histoire mais ce qui m'a marqué le plus je crois, ce sont toutes les rencontres qu'il fait le long du chemin. Il aurait pu s'arrêter plusieurs fois, mais non, il poursuit sa route. Et quand il comprends que : " le bonheur est/ devient réel lorsqu'il est partagé", il ne peut plus revenir. On ne peut pas revenir en arrière...

- Eh bien, maladresse ou pas (mais non, je ne crois pas! Tu en parles plutôt bien en fait!), tu me donnes envie de voir ce film qui m'est totalement inconnu. (après Fifi Brindacier... Grand écart!)

Et j'allais te dire que j'avais entendu cette chanson chez Anne, et que vous avez bon goût toutes deux, mais maintenant que j'ai lu la fin, je n'ai plus à le dire! - Ces grandes étendues me tentent un temps seulement. Bonheur de retrouver son "chez-soi" (où vivent ceux qu'on aime ensuite).

Toujours pas vu le film ...
Je peux juste dire que je suis frappée de la façon dont il est possible pour certains (des amis qui divorcent) de se faire la guerre après s'être aimés.
Passer de l'amour au désamour, à l'indifférence voire à la haine ? - peut-être parlerons-nous de tout ça... et peut-être pas

le bonheur est aussi fait de la peur de perdre, sorte de valeur intrinsèque... j'accepte lentement cette idée, comme un choix plus ou moins assumé, comme une alternative à ne rien vivre pour ne rien perdre...
je vais aller voir ces qq pages, bises - Vendredi soir, mon chéri est arrivé avec le DVD Into the wild. Lundi soir, nous avons essayé de le regarder, mais grippés, fiévreux, mal en point, nous n'avons pas pu regarder plus d'un quart d'heure parce que nous nous sommes endormis, terrassés par la fatigue. Tout à l'heure, et alors que ça va mieux, je me suis dit "et si on le visionnait ce soir ?". Perspective tentante. Et tes mots, non pas maladroits, mais authentiques et sincères, m'y encouragent.

J'aime tes billets, qu'ils soient légers ou plus graves. C'est cette alternance, me semble-t-il, qui rend un blog intéressant, et surprenant...















Je te souhaite une bonne semaine !