nouschine&sons

18 janvier 2015

 

 

10178092_10206206461346693_878537887237330823_n

Comment reprendre un vie normale après ce 7 janvier...

Comme des millions de personnes, je ne m'en remets pas. La tête dans un étau et le ventre à l'envers. Et cette tristesse infinie qui persiste...

La vie s'est comme arrêtée, depuis ce mercredi noir. 

Mon fils me disait, "on va aller vivre sur une île déserte". "Tu vis déjà un peu sur une île déserte", lui ai-je répondu...

J'ai souris à ses mots, mais je comprends en même temps l'immense sentiment d'insécurité que ces évènements de fin de semaine de rentrée provoque de manière générale.

Que vous dire...Que je suis heureuse que mon fils m'ait encore accompagné cet octobre dans un pays de confession musulmane. Qu'il ait constaté par lui-même le sens de l'accueil, et les valeurs des habitants du pays qu'il visitait. Quel petit être deviendrait-il s'il je le cloisonnais sur son île?

J'ai peur en écrivant ces quelques mots de ne pas être juste, d'oublier d'évoquer l'un ou l'autre point majeur. Toutefois je ne suis pas journaliste, je n'ai pas leur talent, ni cette charge de trouver le ton adéquat. D'habitude je ne suis qu'une petite blogueuse qui aime partager les belles choses de la vie. Mais aujourd'hui je ne me vois pas reprendre les publications de ce blog, en continuant à me terrer dans mon indignation.

Jusque-là je n'ai trouvé que le silence. Bien sûr dès le lendemain je construisais un cours dans l'urgence et bouleversais mon programme avec mes lycéens, malgré la fin de semestre. Car j'ai cette chance-là, cette liberté-là, et qu'il me semblait impossible de ne pas mettre de mots sur ces images dont tout un chacun allait être abreuvé via les réseaux sociaux dans un premier temps, puis par les journaux télévisés et la presse. Je ne voulais surtout pas de ton polémique ou afficher quelques couleurs politiques qui n'était pas le propos, mais sachant mes élèves de différentes confessions, j'avais à coeur dans la mesure du possible d'éviter les amalgames et les clivages entre eux. Un élève me disait, "mais Madame, vous êtes certaine que c'est une bonne idée d'en parler entre nous, comme on est pas forcément tous du même avis, ça va créer des tensions". Je lui ai répondu que le but n'était pas forcément d'en débattre, mais de les informer. Il fallait mettre des mots sur des termes compliqués, qu'est-ce que la laïcité, la démocratie, la république. Et qu'est-ce que la liberté d'expression, au fond? Cabu avait bercé notre enfance via Récré A2, mais pour des jeunes de 17 ans, C.H. et toute son équipe sont des illustres inconnus. A travers une interview de Cabu, ils ont compris que c'était un clown avant tout, quelqu'un qui ne se prenait pas au sérieux, un dessinateur de petits bonshommes, un homme simple qui avait des valeurs, à même titre que les autres dessinateurs. Comment été née cette polémique sur les caricatures, venant à l'orginine du Danemark et seulement relayée par certains journaux français? Nous avons écouté la réaction de l'imam de Drancy: "on a le droit de ne pas être d'accord, mais on répond au dessin par le dessin, à l'écrit par l'écrit". Nous avons parlé de violence aussi, véhiculée par les jeux vidéos, de l'endoctrinement, des cibles faibles. Et de comprendre finalement combien le tableau de Delacroix, "la liberté guidant le peuple" que nous venions d'analyser quelques semaines auparavant, était d'actualité.

Il a fallu faire face à leurs réactions légitimes, "oui mais ils ont été loin quand même", .... En Suisse particulièrement on n'est pas habitué à ce type de dessins pas piqués des vers, à cet esprit voltairien et grinçant. Et pourtant quel héritage.

Nous avons parlé de la disproportion de la réponse, de la dangerosité de l'extrêmisme, quel qu'il soit.

Il a fallu répondre aux grimaces en évoquant la violence des jeux vidéos qui pour de nombreux ados sont de véritables défouloirs. Je me disais que mes jeunes avaient certainement la chance d'avoir des parents cadrants et attentifs, mais que se passe-t-il quand ce n'est pas le cas? Lorsqu'on est confronté à la violence extrême trop tôt ou trop souvent et que l'on a pas la faculté intellectuelle de la digérer et le cocon nécessaire pour poser et faire la part des choses entre fiction et réalité.

Ils me disaient aussi: " Parfois c'est comme si vu tout ce que l'on entend et l'on voit, la mort se banalise", réaction légitime de protection face à l'horreur. "Si c'est ton frère, ta soeur, du coup ce n'est plus la même chose". En voyant Patrick Pelloux, Luz et les autres si dévastés par le chagrin, nous sommes leurs frères.

Indignation certes, face à toutes les victimes les mêmes jours et de par le monde, "et eux est-ce qu'on leurs rend hommage?" Oui, vous avez raison de le dire,...Mais là, le symbole va bien au-delà des 17 victimes.

Dire "Je suis Charlie" c'est dire avant tout " je suis la laïcité", " je suis ton frère" " je vis dans une aire moderne où chacun a le droit de donner son avis".

Que répondre face à cette Terre qui soudain se déchire, via ces contre-manifestations?

"Two ship passing in the night", ces deux clans athées et radicaux ne se comprennent pas et ne se comprendrons jamais. Deux mentalités qui ne sont pas de la même époque.

Nous voilà donc en guerre et pour combien de temps? Lennon pourrais-tu nous verser un peu de tes douces paroles depuis ton nuage pour adoucir ce monde fou.

"Imagine all the people, living in a world of peace"

A quoi bon dire ma colère ici. J'imagine la vôtre, le désarroi de chacun d'entre nous. Donc j'empreinte ces mots à Julos Beaucarne, via François Morel qui a su encore briller de finesse et d'intelligence via sa chronique hommage sur France Inter. Et je retourne vite dans mon silence, dans lequel je trouve une forme d'apaisement.

"Sans vous commander, je vous demande d'aimer ceux qui vous sont proches, le monde est une triste boutique, les coeurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir, il faut reboiser l'âme humaine, je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage,(...) en attendant à vous autres, à mes amis d'ici bas, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd’hui : je pense de toutes mes forces qu’il faut s’aimer à tort et à travers."

 

Posté par nouschine à 21:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]


27 décembre 2014

*MERRY CHRISTMAS EVERYONE*

IMG_3501

IMG_3499

IMG_3497

IMG_3494

Ici la tradition veut qu'un sapin de Noël est offert à tous les habitants du village. Lorsque j'étais enfant nous ne le décorions que le jour de Noël. Les guirlandes électriques n'existant pas encore, nous allumions de vraies bougies. Je pense que c'était la raison du côté éphémère du sapin.

En Suisse, on trouve encore très facilement ces petits bougeoirs que l'on accrochent directement aux branches. J'aime ce goût authentique. Si vous ne voulez cependant pas que Noël se transforme en brasier, accrochez-les aux extrémités des branches. Je prévois une boule sur la même branche pour la maintenir grâce au poids et veuillez à ce qu'il n'y ait pas rien d'enflammable à proximité, un ruban ou autre.

Voilà chez nous il est prêt, tout frais du jour, il sent bon Noël. Cette année je l'ai voulu blanc, avec des boules de verres soufflées transparentes toute simple. Et comme vous le voyez le ptit Jésus bronze au pied sapin...

J'ai trouvé un très beau livre de contes d'hiver pour mes enfants que je me réjouis de découvrir avec eux.

Mon cadeau de Noël pour vous est une petite playlist kitchissime spécial christmas que vous écouter en cliquant sur ce lien.

A l'année prochaine

1000 belles choses pour vous

Nouschine

Christmas by anne on Grooveshark','hspace':null,'vspace':null,'align':null,'bgcolor':null}">

 

Posté par nouschine à 18:08 - Commentaires [3] - Permalien [#]

24 décembre 2014

scan5

Carl Larsson, matin de Noël, 1894

Ce calendrier de l'avent se termine avec une scène de joie, d'enfants frénétiques et surexcités découvrant leurs cadeaux le lendemain du réveillon.

Deux peintres auront été particulièrement à l'honneur, Carl Larsson, peintre suédois du début du XXème siècle et Albert Anker, peintre suisse de ma région que l'on peut associer au mouvement du réalisme moitié du XIXème siècle. J'ai une affection toute particulièrement pour ces scènes de genre qui raconte "la vie de tous les jours" et qui sont de merveilleux témoignages historique.

Merci de m'avoir suivit durant ce mois de décembre, jour après jour.

Ici un peu de repos s'impose. 2014 aura été une année de deuil, nous avons commencé l'année et la terminons en ayant du prendre congé de deux êtres chers, emportés par la maladie.

Je vous souhaite un très joyeux Noël, sachez savourer le moment présent dans ce qu'il a de plus précieux, c'est de cette manière que l'on construit les plus beaux souvenirs.

*MERRY MERRY CHRISTMAS*FROHE WEIHNACHT*JOYEUX NOEL*

Posté par nouschine à 08:00 - Commentaires [1] - Permalien [#]

23 décembre 2014

Albert_Anker_2

Albert Anker, 1888

Posté par nouschine à 08:00 - Commentaires [1] - Permalien [#]

22 décembre 2014

k2-abstract-7686b-28x24-44x38-2014

Kim Keever, 2014

Posté par nouschine à 08:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]



21 décembre 2014

Carl_Larsson_Esbjorn_sur_ses_skis

Carl Larsson, Esbjorn sur ses skis, 1905

Posté par nouschine à 08:00 - Commentaires [1] - Permalien [#]

20 décembre 2014

peinture_Souvenir_de_Mortefontaine_Jean_Baptiste_Camille_Corot_tableau_0

Camille Corot, Souvenir de Mortefontaine, 1864

Posté par nouschine à 08:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 décembre 2014

Jeune_femme_dans_sa_chambre__Edouard_Vuillard

Vuillard, Jeune fille dans sa chambre, 1895

Posté par nouschine à 08:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 décembre 2014

4dpictxcvfg

Zao Wou ki, 1969

Posté par nouschine à 08:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 décembre 2014

giorgio_morandi__nature_morte

Giorgio Morandi, Nature Morte, 1950

Posté par nouschine à 08:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]



Fin »